La parentalité bienveillante sans être laxiste : 7 clés pour réussir
parentalité bienveillante sans être laxiste

En tant que parents, on rencontre toujours une situation nouvelle à laquelle on ne s’attend pas. Dans la famille Tofu, nous nous sommes intéressés très tôt à  la parentalité bienveillante et positive, et cette approche a toujours su nous donner une réponse.

Bien sûr, notre Petit Panda n’est pas parfait (nous non plus ????), il y a des phases de petites crises et d’oppositions, qui sont propres à son âge. Mais, nous avons une relation basée sur la confiance et la communication. Les changements positifs qui se sont opérés sont énormes. Avec cette approche bienveillante, on grandit ensemble en tant que famille et on ne cesse d’apprendre en tant que parents.

Dans cette article, nous allons voir :

  • la différence entre la parentalité bienveillant et l’éducation laxiste;
  • comment gérer une situation difficile sans être ni autoritaire ni laxiste;
  • les 7 clés pour devenir un parent bienveillant
  • comment trouver une solution gagnant-gagant ????

Parentalité bienveillante ou éducation laxiste ?

Malgré le succès de cette méthode au sein de notre famille, je me suis aperçue que le sujet n’est pas toujours compris et parfois mal interprété :

« En ce moment, j’entends beaucoup parler de la parentalité positive. C’est vrai, ça a l’aire intéressant et j’étais un peu tenté mais bon…. Ce qu’il paraît, il ne faut pas punir son enfant ni le mettre au coin ! C’est risqué quand même ! Si je fait ça avec mon fils, j’ai bien peur qu’il devienne vite incontrôlable ! il faut un minimum de discipline pour élever un enfant, non ? En plus, je ne trouve pas cela très responsable comme attitude parentale ! »

Nombreux sont les parents qui voient la parentalité bienveillante et positive comme une vision de l’enfant roi, auquel on autorise tout. Ils pensent (à tort, vous allez comprendre pourquoi ????) que s’ils cessent de punir, leur enfant fera ce qu’il veut.

Mais penser de cette manière reviendrait à dire qu’il n’existe que deux types de relation avec nos enfants : être laxiste ou autoritaire.

Ce qui est super avec la parentalité bienveillante, c’est que l’on est ni permissif ni punitif. Eh oui, on peut mettre des limites et aussi se montrer compréhensif lorsque notre enfant n’est pas d’accord !

Vous êtes-vous déjà demandé, quel type de relation vous aimeriez construire avec votre enfant ? Que diriez-vous de créer une relation correspondant à vos attentes, tout en offrant à votre enfant la compréhension et le soutien dont il a besoin ? ????

Quel est votre ressenti actuel sur ce sujet ? Je souhaite partager avec vous, mon expérience et ce que j’ai appris sur les nombreuses . Vous y trouverez peut-être un nouvel art de vivre ?

En quoi consiste la parentalité bienveillante ?

L’éducation bienveillante est un outil formidable pour les parents, car il vous permet de vous concentrer en priorité sur vos propres émotions afin de mieux les gérer. Le fait d’appréhender une situation par ce biais change totalement le déroulé d’un événement.

Grâce à cette nouvelle attitude, vous saurez regarder le contexte du point de vue de l’enfant, et vous saurez qu’il est important de chercher une solution bienveillant.

J’insiste à nouveau sur ce détail, vous ne laissez pas votre enfant « faire ce qu’il veut » si vous n’êtes pas d’accord. Vous jugez que l’action qu’il veut entreprendre est trop aventurière ou risquée ? Ou son action n’est tout simplement pas en accord avec vos principes ? Vous pouvez lui indiquer votre refus, mais toujours en lui expliquant la raison de votre choix. Ainsi votre pensée est exprimée et légitime à ses yeux. Vous répondez finalement aux besoins de votre enfant tout en n’oubliant pas les vôtres.

Vous vous demandez si les parents bienveillants savent rester ferme ? Si cela leur arrive de refuser une demande de leur petit bout ? Je vous le confirme, oui ! Et vous savez quoi ? C’est une très bonne chose pour votre enfant.

Gérer une situation difficile sans être autoritaire ni laxiste.

Il est tard, c’est l’heure pour Nathan d’aller au lit. Vous lui demandez gentiment de se diriger vers sa chambre. Mais il vous répond par un grand non ou par l’ignorance la plus totale.

Que faites-vous dans ce cas ?

1ère option : Vous menacez et punissez. (Parent autoritaire)

« Tu m’écoutes et tu arrêtes ce jeu tout de suite ! Sinon tu sera privé de sortie demain ! » Mais, vous connaissez la conséquence, le ton monte, tout le monde s’énerve. Vous arrivez surement à le mettre au lit de force, mais il s’endort en pleurant, ou se relève pour se révolter. La relation avec votre enfant se dégrade.

2ème option : Vous le laissez faire, sans rien lui dire. (Parent laxiste)

D’un côté, la solution peut paraître intéressante car vous faites preuve de patience. Mais ce n’est ni bon pour votre enfant ni pour le reste de la famille. En laissant l’enfant faire ce qu’il veut, vous ne respectez pas les règles que vous avez établit pour un besoin essentielle de votre enfant : le sommeil. Et malheureusement, bien souvent, il arrive un moment où notre patience s’effrite et là, c’est l’explosion ! Et boum, le parent bienveillant que nous pensons être s’envole avec notre colère…

3ème option : Vous fixez des limites avec empathie. (Parent bienveillant)

« Nathan, je vois que tu n’as pas envie d’arrêter de jouer. Je sais que tu adores ce jeu, mais maintenant c’est l’heure d’aller au lit, tu as besoin de dormir pour grandir et être en forme demain. On va se préparer à partir au lit. Tu voudras aller te brosser les dents tout seul ou tu veux que papa t’accompagne ? » 🙂

Peut-être que Nathan ne sera pas du tout content de cette décision et va faire une crise. C’est tout à fait normal. Sachez qu’il ne fait pas exprès pour nous agacer. Il ne fait qu’exprimer son mécontentement mais ne sais pas encore réguler ses émotions.

Dans ces moments, on peut accueillir l’émotion de l’enfant, sans reculer devant ce désaccord.

La parentalité bienveillante en 7 clés :

Quelles sont donc les qualités d’un parent bienveillant ? Comment faire devant une situation difficile d’opposition et de crises ?

1. Être un bon leader : savoir écouter mais aussi établir des règles

On dit que les bons leaders donnent l’exemple. Ils savent écouter, tentent d’équilibrer les besoins de chacun, tout en protégeant. Être responsable, c’est donner à vos enfants un environnement sain et stimulant.

C’est savoir rester connecté et compatissant, afin que votre enfant sache que vous êtes de son côté : que vous cherchez la coopération, pas la soumission.

En tant que parent bienveillant, vous savez exprimer vos attentes clairement au quotidien, et donner à votre enfant le soutien dont il a besoin pour y répondre.

Ainsi, votre enfant peut mieux comprendre ce qui est attendu de lui et c’est sécurisant pour lui. Il a besoin d’un cadre claire, de savoir quelles sont les règles et des consignes pour comprendre le monde qui l’entoure. Par contre, si vous lui ordonnez sans raison, il ne comprendra pas pourquoi il est si important de faire ce que vous lui dites.

Est-ce que cela signifie que votre enfant sera toujours heureux de coopérer ?

Malheureusement, non. Souvent, il s’y opposera encore. Mais alors comment rester bienveillant ? Lisez la suite pour découvrir 🙂

2. Ne recule pas devant un désaccord

Savez-vous quelle est la plus grande différence entre un parent laxiste et un parent bienveillant ? C’est que le parent bienveillant ne recule pas devant un désaccord. Après tout, les conflits et les désaccords font partie de la vie ! Tout désir de votre enfant ne peut pas être toujours satisfait.

Si votre enfant sent que vous êtes indécis, il ne se sent pas en sécurité. Il a besoin de savoir quelle sont des consignes à respecter. Oui, pour apprendre et comprendre, il va aussi tester des limites. Mais rappelons-nous, ce n’est pas parce qu’il a envie de VOUS embêter ou de VOUS tester. C’est parce qu’il est en train de construire ses propres opinions et il a besoin de s’affirmer pour grandir.

3. Savoir accueillir les crises et les oppositions

Donc, au fur et à mesure que votre enfant grandit, il va prendre conscience qu’il peut prendre ses propres décisions, s’affirmer et vouloir décider lui-même de ce qu’il veut faire. De votre côté, c’est votre rôle en tant que parent d’établir des règles et des consignes pour guider, aider et protéger votre enfant.

La crise est généralement la réponse à un besoin qu’il veut satisfaire mais que vous ne pouvez ou ne voulez pas assouvir. Votre enfant montre alors son mécontentement par de la colère, des pleurs et des cris. C’est la même chose pour les adultes, sauf que nous avons appris à nous contrôler avec le temps. Votre enfant, surtout s’il est petit, n’arrive pas à gérer ce trop-plein d’émotion.

Votre rôle est d’accompagner votre enfant lorsqu’une telle émotion le submerge. Il ne cherche pas à vous embêter ou à tester vos limites. Il a besoin de vous pour se contrôler. Prenez-le dans vos bras pour le rassurer et parlez lui pour valider ses sentiments en faisant attention de ne pas utiliser des mots culpabilisants :

  • Je comprends ce qui t’arrives, c’est normal
  • Tu as le droit d’être en colère (ou triste etc)
  • Tu aimerais vraiment pouvoir … Tu es tellement déçu … Tu espérais que…
  • J’ai vu aussi le camion, il est beau, tu le voulais vraiment…

4. Être empathique

Rappelons, que tout désir de votre enfant ne peut pas être toujours satisfait. Dans ce contexte, il est important de communiquer clairement vos attentes tout en mentionnant toute votre compassion. Ainsi vous le mettez en sécurité pour qu’il puisse exprimer ses larmes et ses peurs, vider son sac à dos émotionnel librement avec votre soutien.

Souvenez-vous que lorsque votre enfant agit comme si c’était la fin du monde, ils réagissent par des émotions exacerbées à nos yeux, mais elles ne le sont pas pour eux, car ils n’ont que ce moyen pour exprimer leurs ressentis. Leur cerveau n’est pas encore suffisamment développé pour expliquer clairement leurs ressentis avec des mots.

Encore une fois, il ne cherche pas à vous embêter ou à tester vos limites. Acceptez sa déception avec empathie, même si sa colère est dirigée contre vous :

Votre enfant ne vous fait pas vivre un moment difficile, il vit lui-même un moment difficile.

Par exepmle :

  • Au lieu de ressentir : mais pourquoi ma petite Charlotte me fait ça, moi sa maman, pourquoi elle est si dure avec moi ?
  • Cela deviendrait : Charlotte fait une crise parce qu’elle n’arrive pas à faire autrement pour exprimer son mécontentement. C’est moi l’adulte qui suis en capacité de prendre de la hauteur, c’est à moi de la guider.

Votre empathie lui indique que vous comprenez et que vous êtes désolé que ce soit un épisode aussi bouleversant pour lui. La meilleure manière d’aider votre enfant à développer sa résilience est de l’accompagner dans l’expérimentation de toutes ses émotions, en l’entourant de votre présence, en le guidant à les vivre et les laisser partir sereinement. Si votre enfant se sent compris, il est beaucoup plus susceptible d’accepter vos consignes dans le future.

5. Rester calme

Si vous avez suivi toutes les étapes jusqu’à maintenant, il deviendra naturellement beaucoup plus facile de rester calme même dans les situation difficile de crises et d’oppositions.

Si ce n’est pas encore le cas, prenez quelques respirations. Quittez la pièce pendant queqlues minutes s’il le faut. Les recherches en neurosciences montrent que le simple fait de poser votre respiration vous procurera plus de quiétude.

Dans la plupart des cas, notre fureur nous fait agir des façon déraisonné. L’apaisement permet d’organiser vos pensées et à avoir une répartie plus juste vis à vis de votre enfant.

Face à un adulte en colère, l’enfant va se renfermer dicté par son instant de protection. Face à un adulte serein, l’enfant est plus à même de de s’ouvrir et coopérer.

6. Renoncer à la punition

Lorsqu’on punit un enfant, on bloque toute possibilité de coopération. Une vraie coopération n’est possible que lorsque l’enfant est sûr que nous le comprenons. Si on le met au coin, ou le prive de son activité favorite, pourquoi aurait-t-il envie de nous écouter ? Si on contraint un enfant à nous écouter par des menaces de punition, cela empêche son mécanisme d’autodiscipline de se développer ; alors qu’une vraie discipline vient de l’intérieur.

Lorsque l’enfant est puni, il va surtout se souvenir des sentiments négatifs, comme la colère. Cela éloigne son attention de la raison initiale de la punition. Pour l’encourager à participer à quelque chose, sans menace, ni punition, nous avons besoin de nous concentrer en priorité sur la connection, de manière à ce qu’il ait envie de suivre notre exemple.

7. Cherchez une solution gagnant-gagnant

Dans chaque situation un peu difficile ou risqué, tentez de trouver des solutions alternatives ensemble, pour pouvoir répondre au besoin de votre enfant et aux vôtres.

Exemple 1 :

Petit Panda n’arrêtait pas de toucher la poubelle quand il a commencé à marcher. Pour lui, c’était un jeux mais cela nous m’embêtait parce qu’il mettait sa main dans la bouche après… Nous avons bien évidemment demandé de ne pas la toucher mais il insistait.

La solution ? Nous lui avons expliqué : « Tes jouets sont là bas, la poubelle est pour jeter des choses dedans. Si tu veux jeter quelques chose, voici… » (en lui tenant un objet à jeter) Avec cette méthode, Petit Panda a arrêté de « toucher et jouer » avec la poubelle. Par contre, depuis, il adore nous « aider » ???? ???? pour jeter des choses dans la poubelle.

Exemple 2 :

Votre enfant veut participer à une mission de la maison que vous jugez risquée. Au lieu de rejeter sa demande tout de suite, essayer de trouver un moyen de le faire participer en sécurisant le périmètre.

Si ce n’est pas possible, vous pouvez lui communiquer vos raisons de façon claire et lui trouver une autre tâche à faire pour participer. Ainsi vous pouvez peut-être combler son envie et de votre côté vous êtes serein car vous avez cadré les choses.

Exemple 3 :

Votre enfant fait une crises au supermarché parce qu’il veut absolument un paquet de gâteau. Vous n’êtes pas du tout pour des gâteau industrielle qui contienne trop d’additifs et du sucre. Vous lui expliquez que ce n’est pas possible parce que… et que vous essaierez de trouver du temps le lendemain pour faire un gâteau avec lui.

Cela ne va peut-être pas le calmer tout de suite, mais renvoie à votre enfant, le message suivant : il voit que vous êtes de son côté, tout en ayant posé clairement un cadre.

Exemple 4 :

Arrrgghh votre petit bout saute sur le canapé ! Dans ce genre de cas, au lieu de lui dire « Arrrrrête de sauter sur le canapé tout de suite ! » on peut essayer de voir ce que l’enfant veut. Oui, lui, il veut s’amuser, c’est drôle de sauter sur le canapé. Mais vous, vous ne voulait pas parce que cela va abimer votre canapé. Donc nous pouvons lui proposer de trouver un autre endroit pour sauter, et même sauter avec lui ! Au lieu de poser un interdit, il est toujours plus efficace d’obtenir la coopération d’un enfant lorsque l’on trouve une alternative, une solution qui prend en compte son envie et ses besoins.

Ce que l’on peut retenir :

Parfois on ne sait plus où est la limite entre la parentalité bienveillante et l’éducation laxiste. On a envie d’être doux avec nos enfants, d’être à leur écoute. Mais être permissif nous aide pas et cela n’aide pas nos enfants non plus ! En plus, à force de laisser les enfants faire, on finit souvent par craquer un moment ou un autre ! Les limites emphatiques sont magiques car elles aident les enfants à comprendre notre relation avec eux et le monde qui les entourent. Il est essentielles pour l’équilibre de notre famille. et de votre côté vous gagnez en zen attitude.

—>>>>> J’espère que cet article vous a donné des pistes pour expérimenter la parentalité bienveillante et positive de manière calme et sereine. Je serais très contente de lire vos expériences dans les commentaires ! 😊 😊

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