Comment gérer les crises de mon enfant ?
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Hello ! Aujourd’hui, je voulais partager avec toi mes astuces pour gérer les crises.

Oui les crises… J’en avais beaucoup entendu parler et je me disais naïvement que j’avais eu la chance d’y échapper… Et puis elle est arrivée : la fameuse crise des 2 ans. En fait, dans la famille Tofu, Petit Panda a attendu ses 2 ans et demi pour la manifester. Du jour au lendemain, il a changé.

Je ne le reconnaissais plus. Ce petit être plein de douceur se transformait tout à coup en un véritable tourbillon émotionnel. Ça partait parfois de trois fois rien. Une petite contrariété ou une frustration, et, hop, il se mettait à pleurer et à se rouler par terre.

Il fallait absolument que je trouve comment gérer les crises de mon enfant.

J’essayais de l’apaiser en lui parlant avec des mots bienveillants, mais c’était mission impossible. Il ne faisait que crier de plus en plus fort. Moi j’étais complètement perdue et je l’avoue, énervée ! ???? Bref, j’étais dans une spirale infernale dont il fallait sortir au plus vite ! C’est là que je me suis replongée dans les travaux de Faber & Mazlish, Isabelle Filliozat et d’autres approches de la parentalité positive.

J’ai découvert qu’en utilisant les outils de la parentalité positive, nous pouvons apprendre à accompagner les crises et les émotions de notre enfant au quotidien. Au final, ces tourbillons émotionnels qui nous paraissaient si incontrôlables au début se sont petit à petit apaisés.

Aller, je te dévoile quelques astuces qui nous ont aidés à mieux comprendre les crises de notre fils.

Comprendre pourquoi mon enfant fait des crises

L’enfant mérite que l’on respecte ses peines, même si leur cause n’est que la perte d’un caillou. Janusz Korczak

Ton enfant, avant ses 7 ans, est incapable de maîtriser ses émotions. En effet, la partie de son cerveau qui contrôle ses sentiments et ses impulsions est encore immature.

Le savais-tu ? En fait, lorsque ton enfant pleure ou est en colère, il est en fait lui-même terrifié par cette émotion qu’il ne parvient pas à gérer. Il a alors besoin de ton aide pour se calmer.

1. L’enfant n’a pas les mots pour exprimer ce qu’il ressent

Jusqu’à présent, quand ton tout petit pleurait, il y avait une explication simple et facile à satisfaire : il avait faim, soif, froid, trop chaud, sa couche était pleine ou il avait simplement envie d’un câlin. Tu réponds donc instinctivement et assez rapidement à ses attentes.

Ensuite, il s’est mis à parler. Alors là, c’est devenu encore plus facile, car il pouvait enfin mettre des mots sur ses besoins concrets.

Mais quand il fait face à une contrariété, comment exprimer ses émotions ? Il n’a pas encore le vocabulaire pour dire ce qu’il ressent. C’est alors que la crise survient, car c’est le seul moyen de communication qu’il a en sa possession.

2. L’enfant ne réussit pas à faire ce qu’il désire

De la même manière, ton enfant ne maîtrise pas encore bien ses gestes. Il voit les « grands » autour de lui réussir un joli dessin, faire une grande tour, s’habiller et mettre leurs chaussures tout seul.

Lui n’est capable que d’un gribouillage ou d’empiler trois cubes avant que tout ne tombe. Il a beau essayer, son pied n’entre pas dans ses souliers. C’est extrêmement frustrant pour lui. D’où la colère qui éclate.

3. L’enfant veut rester maître de ses choix

Super ! Ton petit ange est maintenant capable de faire de plus en plus de choses tout seul : il sait marcher, monter au toboggan, rouler assis sur son camion et il parle de mieux en mieux (d’ailleurs, il y a un mot qu’il a bien intégré, c’est le « non ! » ).

Alors, aujourd’hui, il a décidé qu’il choisirait lui-même ses vêtements et qu’il utiliserait une fourchette, comme tout le monde. Bah, oui, c’est un grand maintenant ! Évidemment, si tu as le malheur de t’opposer à son choix ou de vouloir l’aider, eh, bien, ça y est, c’est la crise assurée !

Mais pourquoi ? En fait, pour se développer et gagner en confiance, ton enfant ressent un besoin inconscient d’affirmer son indépendance et d’avoir le contrôle de son propre corps. Au final, Il se sent souvent très frustré, car il se rend compte qu’il a encore besoin de toi pour beaucoup de tâches quotidiennes.

4. L’enfant et la décharge du soir

Ton enfant a été adorable chez la nourrice, à l’école, chez mamie, etc. C’est un énorme effort pour un tout petit. Le soir, il se permet enfin de relâcher toutes les tensions accumulées. Forcément, ça « retombe » sur toi au moment où tu le récupères. Mais rassure-toi, ce n’est pas contre toi.

En fait, souvent, l’enfant s’autorise inconsciemment à évacuer ses émotions accumulées uniquement en présence de ceux en qui il fait vraiment confiance (donc ses parents).

5. L’enfant dit « Je veux », alors qu’il souhaite simplement dire « Regarde comme c’est beau !»

Tu te reconnais peut-être dans cet exemple. C’est du vécu pour bon nombre de parents 😉 . Tu marches dans la rue et tu passes devant une vitrine ou tu es dans un magasin. Ton enfant te fait comprendre qu’il est attiré par un jouet. N’ayant pas encore le langage nécessaire, il dit : « Je veux. »

Bien sûr, il n’est pas question pour toi d’acheter le jouet. Mais comment lui répondre ? si tu le fais avec agacement, la crise risque fortement de se déclencher, tu le sais, et tu veux à tout prix l’éviter.

Mais au final, sais-tu qu’il y a fort à parier que ton petit veuille juste te montrer à quel point ce jouet est beau ? Et c’est tout.

Alors, un conseil : répondez-lui en lui posant des questions : « Wow, qu’est ce que c’est ? Un camion rouge ? Il a l’air chouette ! Tu aimes les camions ? Ah, tu aimes le rouge ? ».

Ainsi, en démarrant une conversation, tu montres à ton enfant que tu t’intéresses à l’objet qui l’attire, tu construis une bonne relation basée sur l’échange, tu l’amènes vers l’affirmation de ses goûts personnels, et tu l’aides à développer son vocabulaire. Tout ça avec juste 3 ou 4 questions, si, si !

Après ça, continuez simplement ton chemin. Ton petit loup va probablement te suivre sans broncher tout en te parlant de tout ce qu’il aime. Difficile à croire, je sais, mais essaye, tu verras, tu seras épaté !

Comment gérer les crises de mon enfant ?

La dernière chose à faire, tu le sais, c’est de crier et de t’énerver. Un, ça ne sert à rien, sinon envenimer la situation. Deux, c’est le plus mauvais exemple à donner à son enfant pour l’aider à se calmer.

Bon, évidemment, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire, alors, voici quelques « outils de la parentalité positive » qui nous ont aidés dans notre famille :

1. Le câlin :

Ça paraît un peu trop facile, mais c’est un fait reconnu ! Prenez ton enfant dans les bras et donnez-lui de l’amour. Ton enfant a avant tout besoin d’être rassuré face à des émotions qu’il ne comprend pas. Par exemple, tu peux lui dire : « Tu es vraiment contrarié. » et lui proposer un câlin pour l’apaiser. S’il refuse, ne le forcez pas, restez présent. Tu peux alors lui dire « Je serai là si tu as besoin de mon aide. »

2. Mettez des mots sur sa colère :

On l’a déjà dit, ton enfant n’a pas le vocabulaire nécessaire pour exprimer ce qu’il ressent. Alors, c’est le bon moment pour le lui apprendre : « Je comprends ta colère. Tu es triste, car tu ne verras plus papy avant longtemps. » « Tu es contrarié, car tu ne parviens pas à faire une grande tour. » « Tu n’es pas content, car tu voulais rester encore au parc. » Etc.. Nous devons rester fermes sur nos décisions, mais il faut aussi accepter que celles-ci ne plaisent pas nos enfants et qu’ils ont le droit d’exprimer leur mécontentement.

3. Intéresse-toi à ses objets de désir :

Comment ? En lui montrant que tu as compris ce qu’il voulait dire : « Oui, tu as raison, cette poupée dans la vitrine est très belle. Tu as bien fait de me la montrer. »
Et si, à ton tour, tu lui montres quelque chose qui te plaît beaucoup ? Et, profitez-en pour lui dire tout ce que tu pourrais faire avec. Ça développera son imagination et lui apprendra qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie. Ce qui n’empêche pas de rêver 🙂

4. Ne t’énerve pas si ton enfant fait une « bêtise »

Ce n’en est généralement pas une, et ce n’est en tout cas pas fait volontairement. C’est sûrement dû à une maladresse s’il casse un objet. Quand il dessine sur un mur, pour lui c’est un jeu (Bon, ok, tu n’as clairement pas la même notion du jeu 🙂 ). Quoi qu’il fasse, calme-toi (prenez 5 minutes pour le faire si nécessaire), et explique-lui sereinement que ça te contrarie. Si c’est possible, montre-lui comment réparer et laisse-le faire. Il prendra plus facilement conscience des conséquences de ses actes.

5. Offrez un « choix » à ton enfant :

Bien sûr, avec les enfants en bas âge, les parents doivent encore prendre des décisions dans beaucoup de domaines. Mais en offrant des choix pour les tâches quotidiennes qui le concernent, ton enfant va inconsciemment se sentir plus rassuré et confiant, car son besoin d’indépendance sera respecté. Par exemple, proposez-lui de choisir entre un pantalon vert et un pantalon bleu, plutôt que de lui imposer la couleur. Au moment de sortir, demande-lui s’il veut mettre son manteau tout seul ou s’il a besoin de ton aide. Ce sont des choses toutes simples, mais ton enfant va d’un coup se sentir plus important et plus confiant.

6. Acceptez que les crises de colère soient « normales » chez un enfant.

Il grandit et il s’affirme. Lors de la décharge du soir, autorisez-le à faire sortir sa colère, laissez-le crier, encouragez-le même : « Wow, tu as l’air contrarié ! Tu es peut-être très très fatigué ! Je sais c’était une longue journée. Allez, si tu as besoin de crier, je suis la pour te soutenir… Voilà, tout est sorti. On fait un câlin maintenant ? » Quand le trop-plein de tension a été évacué, le calme revient plus facilement et plus vite.

7. Acceptez que chaque enfant soit différent :

Peut-être n’as-tu pas connu les fameuses « colères » avec ton premier, mais que tu les découvresavec ton cadet. Tes enfants ont chacun leur façon de réagir face aux émotions et chacun leur sensibilité. Respectez leurs différences et pourquoi ne pas en profiter pour leur apprendre les différences de caractère qui existent entre 2 personnes ?

8. Savoir poser des limites :

Même s’il ne le montre pas, ton enfant a besoin de savoir où se trouvent des limites pour se sentir en sécurité. Rassuré, il va pouvoir s’épanouir. En mettant des limites claires, concrètes et cohérentes, il se sentira plus libre et ses crises vont diminuer.

9. Laisse ton enfant comprendre par lui-même les conséquences de ses décisions

Lorsque tu fais face à l’opposition de ton enfant, c’est parfois important de savoir lâcher prise.

Par exemple, il fait très froid et ton enfant refuse de mettre son manteau. Tu arrives peut-être à le forcer à s’habiller, mais c’est la crise assurée, n’est-ce pas ! Au lieu d’insister, acceptez de le laisser sortir sans manteau, il se rendra vite compte qu’il fait très froid et reviendra le chercher vite fait. De cette façon il peut comprendre par lui-même les conséquences naturelles de ses propres actes et toi, tu évites une crise inutile, ouf !

Ce que l’on peut retenir :

Un jeune enfant est encore en train de découvrir ses émotions. Il n’est pas toujours facile, en tant que parent, de se retrouver en plein milieu de ce tourbillon. Mais en utilisant les outils de la parentalité positive, tu peux apprendre à accompagner les crises de ton enfant au quotidien.

En respectant ses besoins émotionnels et en mettant des limites claires de façon respectueuse, tu as toutes les cartes en main pour gérer ce passage perturbant de l’enfance (et de la famille en général 😉 )

Je t’invite à découvrir 3 livres qui m’ont aidé :

 

        

Tu peux également consulter la liste complète des livres de parentalité bienveillante que je recommande sur cette page.

Quelle est ton expérience avec les crises ? As-tu d’autres ressources que tu souhaites partager avec la communauté des parents bienveillants ? 🙂 Dis-le-moi dans les commentaires.

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17 réponses

  1. Bonjour et merci pour ce super blog.
    Je suis un lecteur régulier depuis de nombreuses semaines et j’apprécie la qualité des articles.
    Merci et à bientôt sur d’autres articles.
    Boris

  2. J’ai beaucoup apprécié votre article et j’ai hâte de le partager avec mes amis.
    Merci et a bientôt dans d’autres articles.
    Nicolas

  3. Bonjour, très bon article plein de bon conseils ! Toujours un contenu de qualité pour nos enfants !
    Bon week end à tous !

  4. Bonjour,
    J’ai lu avec grand plaisir votre article. J’apprécie énormément la qualité de vos articles. Personnellement j’ai du mal à m’y faire mais je m’améliore à travers ces genres d’articles et des livres.

    Merci et à bientôt sur d’autres articles

  5. Bonjour et merci pour ce super blog Nature et Famille.
    Je suis une lectrice régulière depuis de nombreuses semaines et j’apprécie beaucoup la qualité des articles.
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    Paustella.

  6. Bonjour et merci pour ce super blog. J’en apprends énormément avec vous ! J’attends actuellement mon troisième enfant et les crises ça me connaît. Cette fois-ci je m’y prends à l’avance. Nous sommes des femmes fortes, on déchiiiire !
    Merci et à bientôt pour échanger sur d’autres articles.

  7. Bonjour et merci pour cet article que je trouve bien !
    Je travaille dans le domaine de du comportement mentale et je trouve que cet article est vraiment facinant.
    Merci et à bientôt sur d’autres articles

    Mass

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